En Côte d’Ivoire, la culture ne veut plus être seulement perçue comme un marqueur d’identité ou un outil de rayonnement. Elle entend aussi devenir une véritable source de richesse, d’emplois et d’opportunités pour les territoires. C’est l’ambition défendue par la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, à l’occasion de la 7e édition de Connect Côte d’Ivoire

Organisée récemment au Parc des Expositions d’Abidjan, cette édition avait pour thème « Révéler les territoires, connecter les opportunités ». Les 31 régions et les 2 districts du pays y étaient représentés, avec plus de 200 exposants attendus et plus de 150 rencontres B2B et B2G programmées.

À la clôture du forum, Françoise Remarck a participé à un panel consacré à « L’économie orange, moteur du développement des territoires ». Pour la ministre, la richesse culturelle ivoirienne constitue bien plus qu’un patrimoine à préserver.

« Cette richesse fait partie de notre identité et de notre fierté, mais elle constitue également un capital économique et social », a-t-elle déclaré.

La Côte d’Ivoire dispose d’un important réservoir culturel. Selon les données avancées par la ministre, plus de 300 biens et éléments du patrimoine matériel et immatériel sont inventoriés dans le pays. À cela s’ajoutent plus de 700 festivals patrimoniaux.

Derrière ces chiffres se trouvent des savoir-faire, des traditions, des créations artistiques, mais aussi des activités économiques potentielles : artisanat, mode, musique, cinéma, gastronomie, design, tourisme culturel ou encore création numérique.

L’enjeu est donc de transformer progressivement cette richesse culturelle en activités structurées, capables de générer des revenus et des emplois dans les différentes régions du pays.

Pour Françoise Remarck, cela passe notamment par une meilleure structuration du secteur, davantage d’investissements, la protection de la création et la mise en place de conditions favorables au développement des entreprises culturelles.

Cette vision rejoint directement l’objectif de Connect Côte d’Ivoire : révéler les potentialités des territoires et les transformer en opportunités concrètes.

Dans cette logique, la culture peut devenir un élément d’attractivité pour les régions. Un festival peut attirer des visiteurs et faire travailler l’hôtellerie, la restauration et le transport.

Un savoir-faire artisanal peut donner naissance à une entreprise. Une tradition gastronomique peut devenir une marque. Une création artistique peut trouver de nouveaux marchés grâce au numérique.

L’économie orange, qui regroupe notamment les industries culturelles et créatives, apparaît ainsi comme un point de rencontre entre culture, entrepreneuriat et développement local.

La 7e édition de Connect Côte d’Ivoire a d’ailleurs mis en avant plusieurs dimensions des territoires, à travers notamment l’artisanat, la gastronomie, les terroirs et les animations culturelles.

Au-delà de la valorisation du patrimoine, la question de l’emploi est centrale.

La culture représente un secteur particulièrement important pour les jeunes et les entrepreneurs créatifs.

 

 

 

ABIDJAN, 5 octobre 2026

Zeinab Dosso – AbidjanPress

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