Un scrutin maintenu dans un climat de tension politique et sécuritaire
En Bénin, les électeurs sont appelés aux urnnes ce dimanche 11 janvier 2026 pour élire les députés de l’Assemblée nationale, dans un contexte politique particulièrement sensible.
Le scrutin intervient quelques semaines après une tentative de coup d’État avortée début décembre, un épisode qui a ravivé les inquiétudes autour de la stabilité institutionnelle du pays.
Malgré cette secousse, les autorités béninoises ont décidé de maintenir le calendrier électoral, affirmant leur attachement à la continuité démocratique et au respect de l’ordre constitutionnel. Plus de sept millions d’électeurs sont attendus dans des milliers de bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire.
Une compétition dominée par le bloc présidentiel
Cinq partis politiques prennent part à ces élections législatives, avec une forte présence du bloc présidentiel, largement majoritaire au Parlement sortant.
Parmi les formations en lice figurent notamment :
- le Bloc Républicain,
- l’Union Progressiste pour le Renouveau,
- deux piliers de la majorité présidentielle, qui entendent consolider leur domination parlementaire.
Face à eux, l’opposition, incarnée principalement par Les Démocrates, espère renforcer sa représentation et capitaliser sur les tensions politiques récentes pour élargir son ancrage électoral.
Un scrutin sous observation renforcée
Au-delà de l’enjeu parlementaire, ces législatives constituent un test majeur de résilience démocratique pour le Bénin.
Elles sont suivies de près par les observateurs nationaux et internationaux, dans un contexte où la sécurité du processus électoral et la transparence du vote font l’objet d’une attention accrue.
L’importance du scrutin est d’autant plus stratégique qu’il précède l’élection présidentielle prévue en avril 2026, étape décisive du cycle politique béninois.
Entre stabilité institutionnelle et attentes citoyennes
En maintenant les législatives malgré un environnement tendu, les autorités béninoises cherchent à envoyer un signal de fermeté institutionnelle.
Reste à savoir si cette démarche suffira à rassurer l’électorat, à garantir une participation significative et à renforcer la confiance dans le processus démocratique.
Par MAX





