À l’occasion de la célébration de la fête du Ramadan à Grand-Bassam, les guides religieux ont profité de cette grande mobilisation pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante de la jeunesse ivoirienne.
Réunis en grand nombre à l’École primaire publique du quartier Phare, faute d’espace suffisant à la mosquée centenaire, les fidèles musulmans ont vécu un moment de prière intense, marqué par des messages forts à l’endroit de la société.

Au cœur des interventions, la question de l’éducation et de l’encadrement des jeunes a dominé les échanges. L’imam principal, le Cheikh Ibrahim N’Diaye, a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective face à la montée de fléaux tels que la drogue, l’alcoolisme et le banditisme.
Selon lui, la responsabilité est partagée entre les familles, l’école, les institutions religieuses et l’État. Il a appelé à un retour aux valeurs fondamentales que sont la discipline, le respect, la foi et le goût de l’effort.

Dans la même dynamique, le Cheikh Ladji N’Diaye a mis en garde contre les conséquences d’une jeunesse livrée à elle-même. Il a souligné qu’un manque de repères et d’encadrement expose les jeunes à des comportements déviants, avec des répercussions sur toute la société.
Les guides religieux ont également exhorté les fidèles à prolonger, au-delà du Ramadan, les valeurs de solidarité, de partage et de piété, tout en évitant les excès, notamment le gaspillage alimentaire.
Au-delà du caractère festif de l’événement, cette célébration aura ainsi servi de tribune pour rappeler que l’avenir de la société ivoirienne repose en grande partie sur la qualité de l’éducation et de l’encadrement de sa jeunesse.

La cérémonie s’est achevée par des prières pour la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, ainsi que pour les autorités du pays.
Gazegagnon Kaloua Zagadou




