Le Ministre de lâEconomie et des Finances, Adama Coulibaly, a procĂ©dĂ© Ă lâouverture desdits travaux, Ă la salle de confĂ©rence du 20Ăšme Ă©tage de lâimmeuble Sciam-Plateau, en prĂ©sence du Ministre du Budget et du Portefeuille de lâEtat, Moussa Sanogo.
Intervenant, le ministre Adama Coulibaly a confiĂ© que cette visite du FMI permettra de discuter de lâĂ©volution rĂ©cente de lâĂ©conomie ivoirienne, des projections pour le reste de lâannĂ©e 2022, ainsi que des perspectives Ă moyen terme.
LâĂ©missaire du gouvernement sâest satisfait du fait que les programmes Ă©conomiques et financiers successifs que la CĂŽte dâIvoire a conclus avec le FMI ont contribuĂ© Ă consolider la stabilitĂ© du cadre macroĂ©conomique.

« En effet, malgrĂ© la survenue de la pandĂ©mie Ă coronavirus qui a entrainĂ© une rĂ©cession mondiale, lâĂ©conomie ivoirienne sâest montrĂ©e rĂ©siliente, avec un taux de croissance de 2,0% en 2020 aprĂšs 6,2% en 2019. (…) elle a de nouveau retrouvĂ© son sentier de croissance, avec de 7,4% en 2021, portĂ© par le dynamisme de la consommation et des investissements. Lâinflation sâest Ă©tablie Ă 4,2% en moyenne sur lâannĂ©e 2021 contre 2,4% en 2020 du fait du renchĂ©rissement des prix des produits alimentaires. Les efforts de gestion des finances publiques ont permis de contenir le dĂ©ficit budgĂ©taire Ă 5,0% du PIB en 2021, grĂące notamment Ă la performance dans la collette des recettes intĂ©rieures », a-t-il dĂ©taillĂ©.
Pour lâannĂ©e 2022, le ministre a fait remarquer que tenant compte de la guerre en Ukraine, la croissance Ă©conomique, initialement prĂ©vue Ă 7,1% en dĂ©but dâannĂ©e, a Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e Ă 6,8% et le taux dâinflation Ă 4,5%. Avant de prĂ©ciser quâau niveau budgĂ©taire, la crise ukrainienne a induit des pertes substantielles de recettes fiscales, notamment sur les produits pĂ©troliers.
« A moyen terme (2023-2025), le taux de croissance moyen est projetĂ© Ă 7,2% et lâinflation devrait ĂȘtre maitrisĂ©e en dessous de la norme communautaire de 3%. Au niveau budgĂ©taire, en dĂ©pit des nouvelles contraintes issues de la crise ukrainienne et de la situation sĂ©curitaires dans le sahel, le dĂ©ficit budgĂ©taire sera progressivement rĂ©duit pour atteindre la cible de 3% de lâUEMOA en 2025. La pression fiscale progresserait en moyenne de 0,6% point de pourcentage du PIB lâan sur la pĂ©riode 2023-2024 pour se situer Ă 13,5% en 2024 , a relevĂ© le ministre de lâEconomie et des Finances.
Ainsi a-t-il notĂ©, lâappui du FMI sera capital pour accompagner la mise en Ćuvre de la politique Ă©conomique ivoirienne, au regard des ambitions du gouvernement matĂ©rialisĂ©s dans le PND 2021-2025 et des dĂ©fis liĂ©s Ă la conjoncture Ă©conomique mondiale.
Le nouveau Chef de mission du FMI pour la CĂŽte dâIvoire, M. Olaf Unteroberdoerster, a indiquĂ© que cette visite qui sâachĂšvera, le mardi 13 dĂ©cembre prochain, a pour objectifs, premiĂšrement dâĂ©laborer une revue des rĂ©cents dĂ©veloppements Ă©conomiques, budgĂ©taires et financiers y compris les rĂ©sultats de 2022 sur les projections Ă court et moyen terme et aussi des risques potentiels. DeuxiĂšmement, de prĂ©parer le terrain pour les missions et nĂ©gociations. Et enfin troisiĂšmement, de rencontrer les partenaires au dĂ©veloppement et les reprĂ©sentants du secteur privĂ©.
SERCOM MEF





