COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITE NATIONAL OLYMPIQUE DE COTE D’IVOIRE
(CNO-CIV) SUITE A LA SORTIE D’UN GROUPE DE PRESIDENTS DE FEDERATIONS OLYMPIQUES DENOMME « GROUPE SOLIDARITE »
Un certain nombre de présidents de fédération olympiques qui se font appeler « Groupe Solidarité » a tenu une conférence de presse et a publié un document signé par leur porte- parole, le président de la Fédération Ivoirienne de Tennis de Table, Monsieur BALLO
Dans ces propos liminaires, ce Groupe Solidarité déclare « Nous sommes réunis aujourd’hui pour alerter l’opinion publique et les autorités sportives sur les graves dysfonctionnements au sein du Comité Olympique de Côte d’Ivoire dont nous sommes membres, qui compromettent le développement du sport ivoirien ».
Le Comité national olympique de Côte d’Ivoire tient à dénoncer vigoureusement ces allégations dénuées de tout fondement, dont le seul but est de déstabiliser la dynamique positive impulsée depuis l’avènement du président Georges Joseph NGoan.
En effet, l’intervention du Groupe Solidarité se divise en deux parties : les griefs et agissements litigieux (1) et le divorce avec la « Base Sportive » (2)
1.Les Griefs et Agissements litigieux dénoncés
Le Groupe Solidarité soulève à ce niveau quatre (4) points qui sont retranscrits ci-dessus :
i-« Manquements lors de l’assemblée générale (Décembre 2025). Celle-ci s’est tenue dans un climat d’exclusion et nous doutons du quorum »
Conformément aux stipulations de l’article 15 des statuts, l’assemblée générale a été convoquée par le Comité Exécutif un (1) mois avant la date de l’assemblée générale qui s’est tenue le 6 décembre 2025. Étaient joints à la convocation, l’ordre du jour, les rapports d’activités, les comptes annuels audités, les rapports du commissaire aux comptes et de l’auditeur externe indépendant.
Les Fédérations sportives qui constituent aujourd’hui le Groupe Solidarité qui ont été dûment convoquées ont boycotté l’assemblée générale du 6 décembre 2025.
Il s’agit des fédérations suivantes : la Fédération ivoirienne de Badminton (1), la Fédération Ivoirienne Escrime (2), la Fédération Ivoirienne de Gymnastique (3), la Fédération Ivoirienne de Lutte (4), la Fédération Ivoirienne de Pentathlon Moderne (5), la Fédération Ivoirienne de Pirogue, canoë-kayak et Aviron (6), la Fédération Ivoirienne de Rugby (7), la Fédération Ivoirienne de Tennis de Table (8), la Fédération Ivoirienne de Tir à l’Arc (9), la Fédération Ivoirienne de Volley-ball (10).
Toutes les fédérations olympiques, membres actifs du CNO-CIV, ont dûment été invitées.
C’est donc à tort que le Groupe Solidarité parle de climat d’exclusion.
Le Groupe Solidarité écrit qu’il « doute du quorum ». Si ces membres n’avaient pas boycotté l’assemblée générale, ils auraient constaté que le quorum avait été atteint. En effet, l’appel nominatif des présents a fait ressortir dix-huit (18) membres actifs présents à l’assemblée générale du 6 décembre 2025 sur les trente et un (31) membres qui composent le CNO.CIV
Le représentant du Ministre des Sports, Monsieur Ibrahim COULIBALY, Conseiller Technique et Madame GNINKIBO OBOU Lydie représentante de la Direction de la Vie fédérale et du Sport de Haut Niveau peuvent attester que le quorum était largement atteint.
ii-Opacité du budget 2026 record de 2, 1 Milliards
Le CNO-CIV a été très clair sur la question. Le budget de 2,100 milliards de FCFA était exceptionnel, en raison des Jeux olympiques de la Jeunesse qui auront lieu pour la première fois en Afrique, à Dakar, au Sénégal. Pour tous les membres et les journalistes présents à l’Assemblée générale ordinaire, du 6 décembre 2025, le trésorier général du CNO-CIV, Pr Alfred KAROU a donné les moindres détails. Étant absents de l’assemblée générale du 6 décembre 2025, les membres du Groupe Solidarité sont mal placés pour affirmer qu’aucun détail n’avait été donné sur le budget.
iii-Clientélisme des Bourses olympiques
Il faut relever que ce n’est pas le CNO-CIV qui attribue les bourses pour « Los Angeles 2018 ».
Le CNO-CIV est chargé de sélectionner les postulants.
Pour la sélection des postulants pour les bourses olympiques, le CNO-CIV a pris soin de mettre en place une commission pour la sélection des postulants. Cette commission était composée du Ministère en charge des Sports (DGS), de la Commission des Athlètes et du CNO-CIV. Une fois la liste des postulants arrêtée, elle a été transmise à la Solidarité Olympique via l’Association des Comités nationaux d’Afrique (ACNOA). Cette liste sera traitée à son tour par les personnes ressources de la Solidarité Olympique avant de communiquer le résultat final au CNO-CIV. Parler, dès lors, de clientélisme relève de la pure mauvaise foi.
iv-Violation systématique des statuts
Les rapports moraux et financiers ont toujours été communiqués conformément aux stipulations des statuts, aux membres actifs, lors de la tenue des assemblées générales. Le CNO-CIV a toujours respecté les seules obligations de communication prescrites par les statuts et règlement intérieur. Il aurait été intéressant que le Groupe Solidarité cite des exemples.
2-Divorce avec la « Base sportive »
Le Groupe Solidarité accuse le CNO-CIV de déstabilisation des fédérations sportives. Il déclare que l’immixtion répétée dans les affaires internes des fédérations ne sont plus acceptables.
Il faut préciser que selon la Charte olympique et la loi de 2014 relative au sport, le CNO-CIV est chargé notamment :« de développer et de protéger le mouvement olympique ; de propager au niveau national les principes fondamentaux de l’Olympisme, d’assurer le respect de la Charte olympique »
Bien que ces textes lui en donnent le droit, le CNO-CIV, ne s’est jamais auto-saisi des dossiers des fédérations olympiques pour faire quoique ce soit lorsqu’il y a des crises au sein des fédérations olympiques.
C’est toujours le ministère des Sports qui saisit le CNO-CIV par courrier et qui lui enjoint de régler le problème.
Ainsi pour la fédération de Boxe, c’est le Ministère des Sports qui a demandé au CNO-CIV de régler la crise au sein de cette fédération.
Pour remplir sa mission, le CNO-CIV a demandé l’appui de la DGS, de l’Inspection Générale et de la Direction Juridique du Ministère de sports.
Le processus a été mené jusqu’ à l’élection du président dont la date était fixée au 18 octobre 2025. C’est le Ministère qui a demandé au CNO-CIV de suspendre le processus électoral.
Pour la fédération de Rugby, le CNO-CIV a été saisi par le Ministère des Sports. Le rapport sur le Rugby a été remis au ministère des Sports début janvier etc.
Il important de souligner que le 29 janvier 2026, le Ministère des Sports a institué un Comité dit « Comité Bipartite » pour le règlement des litiges au sein des fédérations olympiques. Ce Comité comprend des membres du Ministère des sports et des membres du CNO-CIV.
C’est ce 29 janvier 2026 que le Ministère a donné la liste des fédérations concernées. Il est donc inexact d’affirmer que c’est le CNO-CIV qui effectue une immixtion répétée dans les affaires internes des fédérations sportives.
L’origine des crises nées au sein de ces fédérations sportives dont la lite a été donnée par le Ministère des sports suffit à démontrer que le CNO-CIV est étranger à ces crises.
(1)-Fédération de Judo : Le Président de cette fédération a convoqué une assemblée générale ordinaire le 14 janvier 2024 et ce même jour a transformé cette assemblée générale ordinaire en assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts notamment les conditions pour être candidat. Il lui est reproché également d’avoir introduit des clubs fictifs dans le collège électoral par la production de procès-verbaux de commissaire de justice.
Les candidats potentiels à la présidence de la Fédération de judo, estimant que ce comportement et agissement sont contraires aux statuts ont saisi l’Instance Arbitrale du CNO-CIV.
Nonobstant la saisine de l’Instance arbitrale, une autre assemblée générale extraordinaire a été organisée le 16 novembre 2024 pour modifier les statuts règlement intérieur, élire le président de la Fédération et les membres du comité directeur et élire les commissaires aux comptes.
L’Instance Arbitrale composée de magistrat, de professionnels de droit a annulé l’assemblée générale du 14 janvier 2024 et de l’assemblée générale du 16 novembre 2024.
De sorte qu’aujourd’hui, la fédération de Judo n’est dotée d’aucun statuts et règlement intérieur, n’a ni président, ni comité directeur. Le Comité Bipartie est saisi pour résoudre ce problème institutionnel.
(2)-Fédération de Rugby. En dehors des aspects techniques qui lui sont reprochés par les membres de la fédération, le Président a utilisé le chèque de la Fédération pour l’acquisition d’un véhicule personnel. Ce chèque étant revenu impayé pour défaut de provision, le propriétaire du véhicule a déposé plainte contre lui.
Le 9 mars 2026, les membres actifs ont déposé plainte contre le président KORE pour détournement de fonds. Les membres actifs demandent sa démission.
(3)-Fédération de Canoé kayak, Pirogue et Aviron : Le mandat du président est expiré depuis un an, sans qu’aucune élection n’intervienne. Pour les élections, le président a produit un certificat de nationalité qui s’est avéré être faux. Une plainte a été déposée contre lui pour faux et usage des faux et contre toute personne ayant eu connaissance de ces faits délictueux sans les porter à la connaissance des autorités judiciaires. Le processus de renouvellement des instances est en cours avec l’appui du Comité Bipartite
(4)-Fédération Ivoirienne de Tennis de Table : Le Président de la fédération, porte-parole du Groupe Solidarité est accusé d’avoir empêché, avec le recours à des loubards, les membres actifs de participer à l’assemblée générale du 21 décembre 2025 ; il est accusé d’avoir tenu cette assemblée générale sans que le quorum ne soit atteint ; il est accusé d’avoir affilié de façon frauduleuse six (6) clubs au mépris des statuts et règlement intérieur. Les membres demandent sa démission.
(5)-Fédération de Badminton : Après analyse de ses statuts et des documents de l’assemblée générale du 25 mars 2025, Il est apparu que la Fédération de Badminton ne remplit pas les conditions fixées par la loi 2014 relative au sport et l’ordonnance 2024 relative à l’Organisation la Société Civile. La Fédération de Badminton ne mérite pas d’être considérée comme une fédération sportive nationale. Ces statuts sont contraires aux dispositions de la loi relative au sport.
(6)-Fédération de Natation : Il existe au sein de cette fédération un bicéphalisme créé par la fédération internationale. Le Comité Bipartite est saisi du dossier.
(7)-Fédération de Boxe. Il existait au sein de cette fédération un bicéphalisme qui a contraint le ministère des sports a suspendre son agrément et la parafiscalité. Le Ministère des sports a confié le règlement de ce dossier au CNO-CIV.
(8)-Fédération de Taekwondo. Les décisions prises lors de la dernière assemblée générale sont contestées par un groupe de membres actifs.
Comme on peut le constater la plupart des fédérations en crise sont membres du Groupe Solidarité et il est clair que le CNO-CIV n’est en aucun moment intervenu pour créer la crise au sein des fédérations.
Fait à Abidjan le 21 mars 2026
Me Georges Joseph N’Goan
Président du Comité National Olympique de Côte d’Ivoire







