Une nouvelle ère pour l’école ivoirienne
Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’école ivoirienne.
À la suite du remaniement ministériel du 23 janvier 2026, a officiellement été installé, vendredi, dans ses fonctions de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, avec une ambition clairement assumée : repositionner l’école comme socle de la construction nationale.
La cérémonie de passation de charges, empreinte de solennité républicaine, a consacré la transition entre la ministre sortante, , désormais en charge du Patrimoine de l’État et des Entreprises publiques, et son successeur.
Une transition institutionnelle sous haute supervision
La prise de fonctions du nouveau ministre s’est déroulée sous la supervision de , secrétaire général du gouvernement.
La cérémonie a également enregistré la présence de , ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, ainsi que du maire de Grand-Bassam, soulignant l’importance stratégique accordée à ce portefeuille.
Au-delà d’un simple changement de titulaire, cette passation consacre une volonté politique de consolider les réformes éducatives dans un contexte de transformation socio-économique accélérée.
L’École, pilier de la « Grande Côte d’Ivoire »
Dès sa première allocution officielle, N’Guessan Koffi a donné le ton.
Pour lui, l’enjeu éducatif dépasse largement la transmission des savoirs.
« Le défi le plus pressant est celui de la solidarité autour de l’École »,
a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective et responsable.
Dans sa vision, l’éducation, l’alphabétisation et l’enseignement technique constituent des leviers structurants de l’émergence ivoirienne, faisant de l’école :
- un espace de cohésion nationale,
- un outil stratégique de développement,
- un vecteur de puissance et de progrès social.
Réconcilier pédagogie et relation humaine
Fort de son parcours de formateur et de gestionnaire d’établissements, le ministre entend recentrer le système éducatif sur un principe qu’il juge fondamental : la qualité du lien humain.
Selon lui, la performance scolaire repose sur :
- la confiance,
- la proximité pédagogique,
- la complicité éducative entre enseignants et apprenants.
Cette approche humaniste vise à :
- restaurer l’attractivité de l’école ivoirienne,
- améliorer les résultats scolaires,
- renforcer l’impact social et professionnel de l’éducation.
Former une élite technique et intellectuelle au service du développement
Le cap est clairement fixé : faire de l’école ivoirienne un incubateur national de compétences.
« L’école ivoirienne doit former des ouvriers qualifiés, des techniciens compétents, des ingénieurs performants, des cadres brillants et des personnels de qualité »,
a martelé le ministre.
Cette orientation traduit une volonté forte :
- d’aligner l’offre éducative sur les besoins du marché du travail,
- de renforcer l’enseignement technique et professionnel,
- de soutenir la compétitivité économique nationale.
Continuité de l’État et reconnaissance institutionnelle
Dans un esprit de continuité républicaine, N’Guessan Koffi a exprimé sa gratitude au pour la confiance placée en lui.
Il a également salué l’appui :
- du vice-président ,
- du Premier ministre ,
- du vice-Premier ministre .
Un hommage appuyé a été rendu à Mariatou Koné pour le travail accompli, dans un contexte de réformes sensibles et d’attentes sociales élevées.
Un défi majeur : réinventer durablement l’école ivoirienne
En prenant les commandes de ce département clé, N’Guessan Koffi hérite d’un défi majeur :
transformer l’école ivoirienne en moteur de compétitivité, de cohésion sociale et de rayonnement national.
Sa feuille de route repose sur un binôme central :
- l’enseignant,
- l’élève,
appelé à devenir le cœur battant d’un système éducatif plus performant, plus humain et résolument tourné vers l’avenir.
Par Mohamed Koné





