La Grande Mosquée Fatoumata Zahara de Grand-Bassam a été le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle ce vendredi 20 mars 2026, à l’occasion de la célébration de la fête du Ramadan. Des milliers de fidèles musulmans y ont convergé dans une ferveur religieuse intense, marquant la fin d’un mois de jeûne, de prières, de partage et d’élévation spirituelle.
Très tôt dans la matinée, l’esplanade de la mosquée et ses environs ont été pris d’assaut par les croyants venus accomplir la grande prière de l’Aïd el-Fitr. Cette forte affluence traduit non seulement l’attachement des fidèles à leur foi, mais aussi l’importance de ce moment de communion dans la vie sociale et spirituelle des populations de Grand-Bassam.
Une célébration marquée par la présence des autorités
L’événement a enregistré la présence remarquée des autorités administratives, politiques, religieuses et traditionnelles de la ville historique. Une participation qui témoigne de l’importance du Ramadan comme facteur de cohésion sociale et de stabilité en Côte d’Ivoire.
Dans son sermon, le Cheikh Moussa Dramé, guide suprême de la communauté musulmane de Grand-Bassam et président du COSIM Sud-Comoé, a mis l’accent sur les valeurs fondamentales de l’islam : la paix, la tolérance, le pardon et la solidarité.
Il a invité les fidèles à préserver ces vertus au-delà du mois de Ramadan, en les traduisant dans leurs comportements quotidiens.
« Le vivre-ensemble, la tolérance religieuse et le respect mutuel sont des piliers essentiels pour bâtir une nation forte et unie », a-t-il souligné.
Un appel fort à la jeunesse et à la responsabilité collective
Au-delà du message spirituel, le guide religieux a également interpellé la jeunesse, l’exhortant à s’éloigner des dérives sociales et à s’inscrire dans une dynamique de responsabilité, de discipline et de respect des valeurs morales

Il a insisté sur le rôle crucial des jeunes dans la consolidation de la paix et dans le développement durable de la Côte d’Ivoire, les invitant à devenir des acteurs de changement positif au sein de leurs communautés.
Paix, stabilité et développement au cœur des prières
Prenant la parole à son tour, le président du Conseil régional du Sud-Comoé, Aka Aouélé, a exprimé sa reconnaissance au guide religieux pour son invitation et pour son engagement en faveur de la paix sociale.
Il a appelé les populations à continuer de prier pour la stabilité du pays, tout en formulant des vœux à l’endroit du Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi que pour l’ensemble de la nation ivoirienne.
Selon lui, la paix et la cohésion sociale restent des conditions indispensables au développement économique et au progrès social.
Une fin de Ramadan placée sous le signe du partage et de la solidarité

Cette célébration marque la fin d’un mois intense de spiritualité, rythmé par le jeûne, la prière, l’aumône et le renforcement des liens sociaux. Elle rappelle l’importance des valeurs de générosité, d’entraide et de fraternité, essentielles pour une société équilibrée.
Au-delà de l’aspect religieux, l’Aïd el-Fitr apparaît ainsi comme un moment de rassemblement, de réconciliation et de renforcement du tissu social, contribuant à consolider la paix durable en Côte d’Ivoire.
Gazegagnon Kaloua Zagadou




