Abidjan, le 02 juillet 2024(MFB)-La Banque mondiale a prĂ©sentĂ© son 14Ăšme rapport sur la situation Ă©conomique de la CĂŽte dâIvoire, ce vendredi 28 juin 2024 Ă lâhĂŽtel Ivoire-Cocody. Ledit rapport axĂ© sur le thĂšme « vers une Ă©conomie durable : stratĂ©gie de financement pour la CĂŽte dâIvoire face au changement climatique » a Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ© par la ministre de lâEconomie, du Plan et du DĂ©veloppement, NialĂ© Kaba au nom du gouvernement ivoirien des mains de la Directrice des OpĂ©rations de la Banque mondiale pour la CĂŽte dâIvoire, Marie-Chantal Uwanyiligira. CâĂ©tait en prĂ©sence des ministres des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, de la Communication, Amadou Coulibaly et du ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck.
Ce rapport prĂ©sentĂ© par le responsable du DĂ©partement MacroĂ©conomique, Commerce et Investissement (MTI) de la Banque mondiale, M. DjĂ©djĂ© Hermann Yohou, indique que « lâĂ©conomie de la CĂŽte dâIvoire est restĂ©e robuste en 2023, malgrĂ© le resserrement de la politique et lâamorce de la consolidation budgĂ©taire ». Lâinstitution financiĂšre internationale salue la rĂ©silience de lâĂ©conomie face Ă ces chocs.

La croissance estimĂ©e Ă 6% en 2023, a-t-il ajoutĂ©, est deux fois plus que la moyenne mondiale et celle de lâAfrique subsaharienne. Avant de prĂ©ciser que le taux dâinflation a baissĂ© et que la forte croissance des recettes a permis de contenir la dynamique de la dette.
Aussi, le rapport note une rĂ©duction de la pauvretĂ© « On peut mieux faire, en renforçant la rĂ©silience dans les zones les plus vulnĂ©rables, dans les zones rurales ». En outre, le document recommande dâaccroitre la productivitĂ© agricole et de renforcer le capital humain afin de maximiser lâimpact de la rĂ©duction de la pauvretĂ©.
Cependant, M. Yovou souligne que bien que la croissance Ă©conomique du pays soit forte et robuste, il faut encore renforcer lâaction publique.
Poursuivant, il a fait savoir que le changement climatique nâest pas seulement un risque mais aussi une opportunitĂ© pour tirer profit des financements. Ainsi, a-t-il invitĂ© le secteur privĂ© Ă sâinvestir dans la lutte contre le changement climatique.
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Les perspectives Ă moyen terme restent favorables selon le rapport. Soutenues par le Plan National de DĂ©veloppement (PND) et le renforcement de la stabilitĂ© macroĂ©conomique, ainsi que les dĂ©couvertes dâimportants gisement, notamment de pĂ©trole, de gaz et de lâor.
« La taxe carbone peut ĂȘtre un outil de financement Ă mĂȘme de gĂ©nĂ©rer dâimportants gains socio-Ă©conomiques et dâattĂ©nuation du changement climatique », lit-on dans le document.
Pour sa part, la Directrice des OpĂ©rations de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira a fait savoir que la CĂŽte dâIvoire a dĂ©jĂ reçu le paiement pour les 7 millions de carbone et quâelle est le 4Ăšme pays en Afrique qui a pu atteindre cet objectif. Elle a fait savoir que les risques liĂ©s au changement climatique sont gĂ©rables, le gouvernement a sa propre stratĂ©gie et lâinstitution va lâaccompagner.
Intervenant sur le rapport, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a notĂ© que les perspectives correspondent aux prĂ©visions budgĂ©taires faites par son dĂ©partement ministĂ©riel. Il a assurĂ© que les initiatives sont prises par le gouvernement pour Ă©viter le risque de perte de 13% du PIB dâici 2050 tel que mentionnĂ© par le rapport national sur le climat et le DĂ©veloppement.

Sur le débat de la dette, il a réitéré que notre dette est bien gérée et maßtrisée. Non sans revenir sur la question du financement avec le cadre du fond durable qui a permis de lever des fonds auprÚs des banques à des taux de 25 et 100 points de base.
Le crĂ©dit carbone, Ă lâen croire, a permis dâavoir une enveloppe de 35 millions de dollars qui ont Ă©tĂ© rĂ©trocĂ©dĂ©s aux populations environnantes de la forĂȘt de TaĂŻ.
La ministre NialĂ© Kaba a, Ă son tour, saluĂ© la qualitĂ© de la coopĂ©ration entre la CĂŽte dâIvoire et lâinstitution financiĂšre internationale. Et de rappeler que les efforts du gouvernement ont induit une rĂ©duction de la pauvretĂ© et les inĂ©galitĂ©s malgrĂ© quelques inĂ©galitĂ©s. « Le taux de pauvretĂ© de 37,5 %, devrait baisser Ă 36,3% Ă lâhorizon 2025 ».
Lâorganisation dâune table ronde coprĂ©sidĂ©e par la Banque mondiale, le FMI et le gouvernement ivoirien est prĂ©vue pour le 5 juillet prochain. Ce, en vue de mobiliser des financements pour complĂ©ter les fonds de rĂ©silience et de durabilitĂ©.
MFB





