En Côte d’Ivoire, le cacao n’est pas seulement une culture agricole : il constitue l’un des piliers de l’économie nationale. Mais ce pilier est aujourd’hui secoué par une chute spectaculaire du prix bord champ,
- passé de 2 800 FCFA à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne intermédiaire.
Une baisse de plus de 50 %, qui frappe de plein fouet les producteurs et soulève de fortes inquiétudes dans les zones rurales.
Une baisse brutale dictée par le marché international
L’annonce a été faite par le Conseil du Café-Cacao (CCC) à Abidjan, dans un contexte marqué par la volatilité des cours internationaux et les mécanismes de régulation du marché.
Si cette décision répond à des impératifs économiques, elle provoque néanmoins un choc immédiat pour les producteurs, dont les revenus dépendent largement du prix bord champ.
Derrière ces chiffres se cachent des milliers de familles, des plantations entretenues depuis des générations et un équilibre économique fragile dans les villages producteurs.
Une filière stratégique pour l’économie ivoirienne
La Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial de cacao, une filière qui :
- Mobilise plus de 1,2 million de producteurs
- Fait vivre près de 8 millions de personnes
- Représente une source majeure de devises pour le pays
Toute fluctuation du prix du cacao se répercute donc directement sur l’économie rurale et le pouvoir d’achat des planteurs.
Entre résilience et inquiétude dans les plantations
Dans les zones de production, la baisse du prix bord champ suscite interrogations et inquiétudes.
Certains producteurs espèrent qu’il s’agit d’un ajustement temporaire, lié aux cycles du marché international. D’autres redoutent un déséquilibre durable de la filière.
Malgré ces incertitudes, la résilience demeure forte dans les plantations, où le cacao reste bien plus qu’une culture : un héritage et un moteur de développement local.
Une filière sous pression mais essentielle
Cette baisse du prix bord champ rappelle la vulnérabilité des producteurs face aux fluctuations du marché mondial.
Pour les autorités ivoiriennes et les acteurs de la filière, l’enjeu reste désormais clair :
préserver les revenus des planteurs tout en garantissant la compétitivité du cacao ivoirien sur le marché international.
ABIDJAN, 04 janvier 2026
Max – AbidjanPress
Analyse économique – Filière cacao
La chute du prix bord champ du cacao en Côte d’Ivoire met en lumière la fragilité des revenus agricoles face aux dynamiques du marché international.
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Impact sur les revenus des producteurs





