Le terrain de basket-ball des 4 Paniers à Yopougon a retrouvé un second souffle après des travaux de rénovation menés grâce à un partenariat entre la Basketball Africa League (BAL) et Wave Côte d’Ivoire. La cérémonie d’inauguration du terrain s’est tenue vendredi 28 novembre 2025 en présence des responsables des deux structures, des autorités municipales et sportives.
Dès l’entrée, le changement saute aux yeux. Le sol a changé de visage. Terminé le béton gris et terne. Du bleu au jaune solaire, en passant par le vert pelouse et le rouge vif, des abords nettoyés, le logo de la BAL et de Wave superbement dessiné au milieu de la piste. L’espace où se croisent depuis des années des jeunes talents en devenir et des amoureux du basket-ball a subi une véritable transformation.

Les joueurs, eux, n’ont pas tardé à exprimer leur satisfaction. « On a enfin un terrain digne de ce nom. Les couleurs sont belles, fini les flaques d’eau sur le terrain », glisse la jeune joueuse Gnepa Jeanne, 15 ans, ballon sous le bras, impatiente d’essayer les nouveaux panneaux en plexiglas.
Même enthousiasme du côté de Marc Aurel, 14 ans, arborant fièrement le maillot de son club de basketball de Yopougon. « Ce terrain nous motive à pratiquer le basketball. On remercie Wave et la BAL pour ce cadeau .
L’inauguration de ce terrain marque l’aboutissement d’une collaboration entre Wave Côte d’Ivoire et la BAL. Il vise à offrir une infrastructure moderne et sécurisée aux jeunes basketteurs de Yopougon. Ce projet s’inscrit dans l’ambitieux programme de la NBA Africa visant à construire et rénover 1 000 terrains sur le continent en 10 ans.

Ruben Boumtje Boumtje, directeur des opérations de la BAL, a salué « un partenariat solide » entre sa structure et Wave. « Ce terrain rénové est un engagement durable, un lieu pour rêver, pour progresser, c’est un espace pour former, rassembler, encourager et offrir à la jeunesse un environnement sûr et propice à l’excellence », a-t-il souligné, tout en ajoutant que le basket-ball est « un levier d’éducation et de développement ».
Du côté de Wave Côte d’Ivoire, la satisfaction est également au rendez-vous. Son directeur général, Katier Bamba, a mis en avant l’importance de ce partenariat pour révéler les jeunes talents ivoiriens. Il a encouragé les basketteurs à se « surpasser, aller plus loin, faire de grandes choses et créer l’esprit de compétition » sur ce « terrain de qualité » désormais mis à leur disposition.
Les autorités sportives ivoiriennes ont elles aussi salué l’initiative. Présent à la cérémonie, Moussa Diarra, président de la Fédération ivoirienne de basketball, a parlé d’« un grand pas » pour la discipline et pour la jeunesse sportive du pays. Selon lui, la rénovation du terrain devrait notamment régler les problèmes de « flaques d’eau » fréquents à chaque saison de pluie. Il a toutefois invité la BAL, Wave et les acteurs du basketball à réfléchir ensemble à la « maintenance » du site afin d’éviter que cette infrastructure, qui sera très sollicitée, « ne tombe en désuétude ».

La rénovation du terrain de basket-ball s’inscrit dans un calendrier d’actions menées cette année par la BAL et ses partenaires, dont le tournoi des quartiers au Sénégal avec la finale disputée pendant la Sahara Conference, une fan experience à Pretoria en Afrique du Sud où Esther Yao, jeune espoir ivoirienne de l’ABC Fighters, a assisté aux playoffs de la BAL, et enfin le tournoi des quartiers à Abidjan (U23 masculins et féminins).
Pour rappel, la BAL, fruit du partenariat entre la Fédération internationale de basket-ball (FIBA) et NBA Africa, est une ligue professionnelle regroupant 12 équipes de clubs de toute l’Afrique. La BAL s’appuie sur les fondations des compétitions de clubs organisées par FIBA Afrique à travers le continent et marque la première collaboration de la NBA pour gérer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.
Quant à Wave, c’est une fintech spécialisée dans le mobile money et le paiement de biens et services. Wave opère dans neuf pays en Afrique, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
J.A





