Abidjan, 08 avril 2026. Au cabinet du Ministère des Sports, au Plateau, une réunion stratégique a marqué un tournant décisif pour le Conseil National des Sports (CNAS). Autour de la table : Madame Kinimo Fêtai Hortense, Secrétaire Générale du CNAS, et Monsieur Abissa Kouamé Hervé, Directeur des Affaires Juridiques, du Contentieux et de la Coopération (DAJCC).
Remettre de l’ordre, clarifier les règles, et relancer le CNAS, tel se déclinait le principal objectif de cette rencontre capitale.

Au cœur des échanges, une interrogation majeure : sur quelles bases juridiques le CNAS doit-il fonctionner ? La réponse de la DAJCC a été ferme et sans ambiguïté : seuls les décrets de 2014, portant création du CNAS, et leur modificatif de 2015 font foi. Les projets de textes non signés sont relégués au rang de simples documents de travail, sans valeur contraignante.

Un rôle consultatif clairement réaffirmé
Face aux confusions observées, la DAJCC a recadré le positionnement du CNAS : il s’agit d’un organe consultatif, et non exécutif. Sa mission est d’éclairer la décision publique à travers des analyses, des avis stratégiques et des recommandations. Il peut s’auto-saisir sur des questions relevant de son champ de compétence.
Des dysfonctionnements pointés du doigt
Madame KINIMO Fêtai Hortense, Secrétaire Générale du CNAS a, de son côté, dressé un état des lieux sans détour : chevauchements de compétences avec certaines directions techniques, ambiguïtés dans les missions et manque de clarté dans les modalités d’intervention. Autant de failles qui entravent l’efficacité de l’institution.
Des pistes concrètes pour une relance efficace
Pour sortir de cette zone d’incertitude, plusieurs mesures fortes ont été proposées :
• finaliser la composition du CNAS et installer officiellement ses membres ;
• structurer un Secrétariat Général pleinement opérationnel ;
• intensifier la production de rapports, d’études sectorielles et de recommandations stratégiques.

Cap sur un CNAS plus crédible et utile
L’ambition est claire : faire du CNAS un véritable outil d’aide à la décision au service du développement du sport ivoirien.
Concernant les projets de décrets en attente, la porte reste ouverte. Ils pourront être revisités, améliorés et relancés, à condition de respecter scrupuleusement les procédures.

Un nouveau départ
À l’issue de cette rencontre, un consensus fort se dégage : le CNAS doit se recentrer sur son rôle consultatif, s’appuyer sur des fondements juridiques solides et renforcer son apport stratégique.
Une étape clé vers la restauration de sa crédibilité et son positionnement comme acteur majeur de la gouvernance du sport en Côte d’Ivoire.
Sercom CNAS




