À l’occasion du 9ᵉ jour du mois du pèlerinage musulman, correspondant au Jour d’Arafat, célébré ce mardi 26 mai 2026, le président du COSIM Sud-Comoé et guide suprême de la région, le Cheikh Dramé Moussa, a lancé un vibrant appel à la solidarité, au partage et à l’implication des cadres dans l’insertion professionnelle des jeunes.
Réunis à la grande mosquée Fatoumata Zahra de Grand-Bassam, les fidèles musulmans, aux côtés de plusieurs imams du département, ont vécu un important moment de méditation, de prières, de lecture intégrale du Saint Coran et de bénédictions.
Prenant la parole, le Cheikh Dramé Moussa, également imam principal de la grande mosquée Fatoumata Zahra, est revenu sur la portée spirituelle exceptionnelle du Jour d’Arafat dans la tradition islamique.« Ce jour est exceptionnel sur le plan spirituel. Parmi les 365 jours de l’année, Dieu pardonne les péchés de deux années à celui qui jeûne le jour d’Arafat », a-t-il expliqué.

Le guide religieux a invité les imams et l’ensemble des fidèles à se rapprocher davantage de Dieu afin d’implorer Sa grâce pour la communauté musulmane et pour la nation ivoirienne.
Un appel fort aux cadres pour soutenir la jeunesse
Au-delà de la dimension spirituelle, le président du COSIM Sud-Comoé a insisté sur les valeurs de partage, d’entraide et de responsabilité sociale. Il a notamment exhorté les cadres de la région à tendre la main aux jeunes diplômés confrontés au chômage et aux difficultés d’insertion professionnelle.« Nous demandons aux cadres de ne pas fermer leurs téléphones. Prenez les appels des uns et des autres. Lorsque Dieu vous positionne à un poste de responsabilité, cela fait partie des épreuves qu’Il vous soumet. Il vous observe : qu’avez-vous fait pour votre semblable ? », a-t-il interpellé.
S’adressant également à la jeunesse, le Cheikh Dramé Moussa a invité les jeunes à adopter des comportements exemplaires susceptibles d’encourager les bonnes volontés à les accompagner.
Selon lui, la société actuelle fait face à une perte progressive des valeurs morales, culturelles et spirituelles chez une partie de la jeunesse.« Aujourd’hui, nous constatons que la jeunesse perd un certain nombre de valeurs morales, culturelles et spirituelles. Pourtant, elle représente l’avenir de notre nation. Nous devons prier pour nos enfants afin qu’ils retrouvent le chemin de la spiritualité », a-t-il déclaré.
Des prières pour la paix et les peuples en difficulté
Cette journée de recueillement a également été marquée par des prières en faveur de la paix, de la stabilité et du vivre-ensemble en Côte d’Ivoire, mais aussi pour plusieurs pays confrontés à des crises, notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger et certaines régions du Moyen-Orient.

Concernant la célébration prochaine de la Tabaski, le guide suprême du Sud-Comoé a tenu à rappeler le véritable sens de cette fête religieuse.« La Tabaski n’est pas seulement une question de mouton ; c’est avant tout une question de foi », a-t-il souligné, avant d’inviter les fidèles au partage et à la solidarité envers les plus démunis.
Les fidèles présents ont également suivi en direct des témoignages de pèlerins ivoiriens depuis La Mecque. Le Cheikh Dramé Moussa a, à cette occasion, salué les efforts des autorités ivoiriennes dans l’organisation du Hadj.« Le Hadj ivoirien est aujourd’hui le moins coûteux de la sous-région », a-t-il affirmé.
Cette rencontre spirituelle a enregistré la participation des imams Ouattara Abdoul Aziz, Lamoussa Ouattara et Moussa Coulibaly, qui ont formulé des bénédictions à l’endroit de la Côte d’Ivoire et de ses dirigeants.
En attendant la célébration de la Tabaski 2026, les fidèles musulmans continuent d’observer cette période dans la ferveur, la prière et la spiritualité.
Kaloua G. Zagadou







