La Côte d’Ivoire renforce son dispositif de lutte contre la criminalité financière. Face à la montée des risques liés au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme et aux flux financiers illicites, le gouvernement affiche sa volonté de consolider la résilience de son système financier et de préserver la stabilité économique du pays.
S’exprimant lors d’une rencontre consacrée aux enjeux de la lutte contre la criminalité financière, le ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a rappelé que ces phénomènes constituent aujourd’hui une menace directe pour les économies africaines.
Selon lui, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la corruption, la fraude ainsi que les différents trafics illicites fragilisent les institutions, affectent la confiance des investisseurs et compromettent le développement durable des États.
Le ministre a souligné que la Côte d’Ivoire partage cette préoccupation avec les autres États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et demeure pleinement engagée dans la lutte contre toutes les formes de criminalité financière.
Dans cette dynamique, le gouvernement ivoirien a engagé plusieurs réformes destinées à renforcer durablement son dispositif national de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT).
Ces réformes visent notamment à améliorer la détection des opérations suspectes, renforcer la coopération entre les institutions compétentes, sécuriser les transactions financières et aligner le dispositif national sur les standards internationaux.
Pour les autorités ivoiriennes, la crédibilité du système financier constitue un levier essentiel pour attirer les investissements, soutenir la croissance économique et préserver la réputation du pays sur les marchés internationaux.
ABIDJAN, 24 mai 2026
Mohamed Koné – AbidjanPress








