Abidjan,le 02 juin 2023(MEF)-ministre de lâEconomie et des Finances, Adama Coulibaly était devant les députés membres de la Commission des Affaires Economiques et financiÚres (CAEF) de lâAssemblée nationale, ce jeudi 1er juin 2023 à lâhémicycle-Plateau. Il a présenté à cet effet, le projet de loi portant ratification de lâordonnance n° 2022-908 du 30 novembre 2022 portant augmentation du plafond des avals et garanties accordés par lâEtat pour lâannée 2022. Ledit projet comportant un article unique a été adopté à lâunanimité par les parlementaires membres de la CAEF.
Dans lâexposé des motifs, le ministre Adama Coulibaly a indiqué que le gouvernement a marqué son accord pour quâune garantie soit émise au profit de lâentreprise publique CI-Energies, à concurrence de 35 000 000 000 FCFA. Ce, afin quâelle puisse contracter un emprunt bancaire pour faire face à ses difficultés de trésoreries actuelles.

« Le plafond de garantie autorisé au titre de lâannée 2022, fixé à 10 milliards FCFA tel que prévu à lâarticle 19 alinéa 2 de la loi de finance N°2021-899 du 21 décembre 2021 portant budget de lâEtat pour lâannée 2022, ne permet pas de réaliser cette transaction. Pour mobiliser ce financement et donner une base légale à lâémission de cet aval, il est nécessaire de rehausser ledit plafond pour le porter à 35 milliards FCFA » , a-t-il expliqué.
Il était question, a fait savoir lâémissaire du gouvernement que le texte puisse être validé juridiquement et légalement. CI-Energies qui bénéficie de ce financement de 35 milliards FCFA avec la garantie de lâEtat, a les moyens de poursuivre ses programmes, notamment le programme dâélectrification rurale visant à entreprendre les travaux sur la qualité des produits et les travaux sur le réseau de distribution.
Répondant aux préoccupations des députés, le ministre Adama Coulibaly a affirmé que le secteur de lâénergie est un secteur important pour la CÃŽte dâIvoire, car note-il le pays enregistre un taux de croissance assez élevé depuis maintenant 10 ans. Ce taux de croissance ne peut se faire quâavec la disponibilité dâénergie abondante et à des coûts abordables. Avant de préciser que la CÃŽte dâIvoire est un hub en matiÚre dâénergie.
« La CÃŽte dâIvoire a un coût dâaccÚs à lâélectricité qui est le plus bas au niveau de la sous-région. Le coût moyen de lâélectricité en CÃŽte dâIvoire est de 63 FCFA KWH, abordable comparativement aux autres pays de la sous-région. Le Burkina Faso 67F CFA KWH, Benin 90 FCFA KWH, le Sénégal 99 FCFA KWH et le Mali 103 FCFA KWH. La CÃŽte dâIvoire exporte lâénergie au Burkina Faso, Ghana, Mali. Tous les pays cÃŽtiers sont desservis par la CÃŽte dâIvoire » , sâest satisfait lâémissaire du gouvernement. Avant de lancer que les populations peuvent se satisfaire dâavoir lâélectricité à des coûts abordables.
Concernant la question relative aux sources de financement de CI-Energies, le ministre a énuméré trois sources de financement. Il sâagit des rémunérations générées par le barrage de Soubré, des subventions de lâEtat et les sources dâemprunt.

En dépit des difficultés de trésorerie dont fait face CI-Energies, le ministre de lâEconomie et des Finances a rassuré les honorables que lâentreprise « a un bilan relativement saint, ce nâest pas un problÚme majeur. Lâentreprise marche trÚs bien » .
Pour lâélectrification des localités, lâémissaire du gouvernement a confié quâil existe un schéma directeur au sein de lâentreprise qui permettra à toutes les localités de bénéficier de lâélectricité à lâhorizon 2025. « Le schéma directeur nâest donc pas sélectif » , a-t-il assuré
SERCOM MEF








