Le Front populaire ivoirien (FPI) a exprimé sa vive préoccupation face aux récentes opérations de déguerpissement menées dans plusieurs quartiers du District autonome d’Abidjan, estimant que ces interventions ont été conduites dans des conditions inadaptées et socialement préjudiciables.
Dans une déclaration rendue publique en juin 2026, le parti dirigé par Pascal Affi N’Guessan a dénoncé les conséquences des démolitions réalisées notamment à Vridi 3 et à Koumassi-Campement, qui auraient affecté plusieurs milliers de personnes.
Le FPI estime que ces opérations sont intervenues dans un contexte particulièrement sensible marqué par la saison des pluies et la période des examens scolaires.
Le parti souligne que le quartier « Zimbabwe » de Vridi 3 a été fortement touché par les démolitions, tandis qu’à Koumassi-Campement, plusieurs habitations ont été détruites dans le cadre d’une opération menée avec l’appui des forces de sécurité.
Selon le FPI, les circonstances entourant certaines interventions nécessitent des clarifications, notamment concernant les fondements juridiques des opérations et les responsabilités des différents acteurs impliqués.
Le parti formule plusieurs revendications, parmi lesquelles :
- la mise en place d’un plan d’urgence pour les populations sinistrées ;
- l’indemnisation des personnes affectées ;
- l’ouverture d’une enquête indépendante ;
un audit des ressources publiques consacrées aux programmes d’assainissement et d’aménagement urbain.
Le FPI appelle également à une réforme de la politique urbaine nationale fondée sur une meilleure planification territoriale, la prévention des risques et le respect des droits des populations concernées.
Enfin, le parti plaide pour un dialogue politique inclusif afin d’aborder les questions urbaines et institutionnelles dans un cadre concerté.
ABIDJAN, 14 juin 2026
Mohamed Koné – AbidjanPress








