Les diplômes ne suffisent plus. Dans un monde du travail en constante évolution, les entreprises recherchent avant tout des compétences adaptées à leurs besoins. C’est ce constat qui est au cœur de la deuxième édition du Forum International des Métiers et des Compétences (FIMEC), organisée au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire par l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP).
Pendant deux jours, décideurs publics, entreprises, centres de formation, experts et jeunes échangent sur les moyens de réduire le fossé entre les formations dispensées et les réalités du marché de l’emploi. Le thème retenu, « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », traduit cette volonté de faire de la formation un moteur du développement économique.

Pour la directrice générale de l’AGEFOP, Karitia Coulibaly de Medeiros, la formation professionnelle doit évoluer au même rythme que les besoins des entreprises. Elle estime que le renforcement des partenariats avec le secteur privé est indispensable pour offrir aux jeunes des qualifications qui débouchent sur des emplois.

Présent à l’ouverture du forum, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes engagées dans ce secteur. Même son de cloche du côté du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, qui a insisté sur l’importance d’une formation davantage tournée vers les métiers d’avenir.
Au-delà des discours institutionnels, le FIMEC met en avant des parcours inspirants. Artisans, entrepreneurs et jeunes professionnels racontent comment la formation leur a permis de créer une activité, d’acquérir un savoir-faire ou de saisir de nouvelles opportunités. Des témoignages qui illustrent le rôle de la formation comme levier d’insertion et d’autonomisation.
Cette réflexion intervient dans un contexte où les besoins en compétences évoluent rapidement. Selon les Nations unies, près de 40 % des compétences actuelles pourraient devenir obsolètes d’ici quelques années tandis que plus d’un emploi sur cinq devrait être transformé à l’horizon 2030. Face à ces mutations, l’apprentissage devient moteurvgʻ le développement des compétences comportementales apparaissent désormais comme des atouts incontournables pour accéder durablement à l’emploi.
ABIDJAN, 16 juillet 2026
Zeinab Dosso – AbidjanPress








