Pour lâoccasion, il avait à ses cÃŽtés le président de lâUFHB, Pr Ballo Zié, le Doyen de lâUFR SEG de lâUFHB, Pr Koné Salif, le Directeur du CIRES, Dr Ibrahima Diarra, et le Directeur du Programme GPE-Abidjan, Pr Mama Ouattara. Outre les auditeurs du master professionnel en GPE-Abidjan qui ont pour parrain le conférencier, des experts et autres sommités du monde universitaire ont également pris part à la rencontre.
Ainsi, dans son exposé, le Ministre Adama Coulibaly a défini un Programme économique et financier (PEF) comme un contrat ou une convention dâaccompagnement dans la mise en Åuvre de la politique économique. Le PEF comprend une lettre dâintention adressée au Directeur général du FMI, un mémorandum de Politiques économiques et financiÚres qui précise les politiques à mettre en Åuvre, un protocole dâaccord technique qui définit les critÚres dâévaluation nommés indicateurs quantitatifs (critÚres de performance et repÚres indicatifs) et un tableau de repÚres structurels.
Le Ministre de lâEconomie et des Finances sâest ensuite prononcé sur la situation économique de la CÃŽte dâIvoire, partant du miracle ivoirien (1960-1978) à la reprise économique (depuis 2012) en passant par la crise économique et lâajustement structurel (1979-1993), la période post-dévaluation (1994-1999) et la crise politico-militaire (2000-2011).
« Il y a eu des performances économiques notables, mais contrastées dans le temps, en lien avec des chocs endogÚnes et exogÚnes, sans omettre une reprise soutenue en 2012. (âŠ) La croissance économique est ressortie à 8,1% en moyenne sur la période 2012-2019, aprÚs -4,9% en 2011 (crise politique) et 2% en 2020 (choc Covid-19). En 2021, la croissance repart à la hausse à 7,4%. En outre, le déficit budgétaire est resté en moyenne à 2,6% sur 2012-2019, en dessous des 3% de la norme communautaire. Entre 2020 et 2021, il atteint 5,6% et 5% (choc Covid-19). Il faut également noter que le taux dâinvestissement est passé de 8,9% en 2011 à 23,4% en 2021, outre le taux de pauvreté qui a baissé de 55% en 2011 à 39,4% en 2018 et lâamélioration de lâindice Doing Business car la CÃŽte dâIvoire est passé de la 167Úme place en 2011 à la 110Úme place en 2019. En plus, le risque de surendettement demeure modéré, avec un stock de dette publique estimé à 51,7% du PIB en 2021. Par ailleurs, de 2011 à 2019, plus de 2 800 000 emplois ont été créés » , a-t-il expliqué au titre des acquis de la décennie 2011-2021.
Le Ministre Adama Coulibaly a également fait remarquer que ces acquis et performances ont été rendus possibles grâce aux deux PEF (de 2012-2015 et 2016-2020) mis en Åuvre avec lâaccompagnement du FMI, et qui ont permis de réaliser des réformes structurelles dâenvergure . Câest pourquoi, même cela peut être souhaitable, il a indiqué quâil nâest pas aussi évident de se passer du FMI sur le long terme pour une économie comme la notre , bien que la CÃŽte dâIvoire nâait pas eu recours à des PEF en 2021 et 2022.
« Aujourdâhui la CÃŽte dâIvoire est citée parmi les pays qui ont les taux de croissance les plus élevés au monde. Nous avons une économie prospÚre, qui marche. Il faut toujours faire en sorte que nous puissions développer notre capacité de résilience parce que face aux chocs que nous avons connus, que ce soit la Covid-19 ou même la guerre en Ukraine, nous avons vu quâil faut que les fondamentaux économiques soient solides. Donc, nous continuerons à bâtir notre résilience pour faire en sorte que les chocs à venir puissent être absorbés grâce aux réformes que nous continuons de mettre en Åuvre sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Alassane Ouattara, et sous la haute direction de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Patrick Achi » , a-t-il souligné.
Il faut par ailleurs noter quâen marge de cette conférence, le Ministre a visité le chantier de construction du bâtiment de lâInstitut des Finances (IDF) qui jouxte les locaux du CIRES.
SERCOM MEF








