Bamako, 25 avril 2026.
À la suite du décès du général Sadio Camara, le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a décidé de prendre personnellement en charge le ministère de la Défense, marquant une étape significative dans la gestion de la crise sécuritaire.
Cette décision exceptionnelle traduit une volonté de centralisation du pouvoir stratégique dans un contexte d’escalade militaire. En appui à cette prise de contrôle directe, le général Oumar Diarra a été nommé ministre délégué, chargé de la gestion opérationnelle quotidienne des forces armées.
Dans le même temps, les Forces armées maliennes ont lancé une série d’opérations offensives sur plusieurs fronts. Selon les autorités, plus de cent combattants ont été neutralisés en moins d’une semaine, dans une stratégie visant à reprendre l’initiative militaire et à empêcher l’enracinement des groupes armés.
Les opérations se sont déroulées dans plusieurs zones du territoire. À Sévaré, dans la région de Mopti, une base a été détruite et une colonne de motocyclistes neutralisée. À Kolokani, dans la région de Koulikoro, une colonne en repli a été interceptée. Des frappes ont également été menées à Kidal, tandis que des offensives ont été conduites simultanément à Gourma Rharous, dans la région de Tombouctou, et à Sebabougou, dans la région de Kita.
Parallèlement aux opérations militaires, une enquête pour complicité interne a été ouverte. Des arrestations sont en cours, sur fond de soupçons de fuites d’informations, révélant des tensions internes au sein du dispositif sécuritaire.
Le général Sadio Camara a été inhumé le 30 avril lors de funérailles nationales. Figure centrale du système sécuritaire malien et architecte de la doctrine militaire, sa disparition laisse un vide stratégique notable.
Dans ce contexte, la prise en main directe du ministère de la Défense par Assimi Goïta illustre une concentration accrue des responsabilités politiques et militaires au sommet de l’État.
Abidjan, 4 mai 2026.
Mohamed Koné – AbidjanPress
Analyse politico-sécuritaire
Une réponse rapide et cohérente face à une menace sécuritaire accrue, mais dont la viabilité dépendra de la capacité à maintenir la cohésion interne et à éviter une surpersonnalisation du commandement militaire.
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Efficacité opérationnelle





