En mai 2026, la Côte d’Ivoire ajuste les prix des carburants après deux mois de résistance. En cause : la flambée du pétrole liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Une hausse devenue inévitable
Pendant mars et avril :
- Maintien des prix à la pompe
- Pari sur une baisse du marché
Conséquence :
- Plus de 100 milliards FCFA mobilisés
- Une stratégie devenue insoutenable face à la hausse du baril
Des prix en hausse mais encadrés
Nouveaux tarifs :
- Super : 820 → 875 FCFA
- Gasoil : 675 → 700 FCFA
- Pétrole lampant : 705 → 745 FCFA
Analyse :
- Hausse modérée
- Maintien d’un bouclier étatique
Un effort massif de l’État
Sans intervention publique :
- Super > 1200 FCFA
- Gasoil > 900 FCFA
- Lampant > 1000 FCFA
Mesures mises en place :
- Suppression des droits de douane sur le gasoil
- Prise en charge des coûts logistiques
- Subventions sur le gaz butane
Objectif :
- Protéger le pouvoir d’achat
Une flambée historique du pétrole
Évolution :
- 70 dollars → plus de 120 dollars en moins de deux mois
- Hausse d’environ 70 %
Facteurs :
- Tensions géopolitiques au Moyen-Orient
- Risques sur l’approvisionnement mondial
Une dépendance structurelle persistante
Données clés :
- Production ivoirienne : environ 65 000 barils/jour
Objectifs :
- 200 000 barils/jour en 2030
- 500 000 barils/jour en 2035
Limite :
- Production encore insuffisante pour amortir les chocs
Une réalité mondiale
Exemples :
- Nigéria : hausse des prix malgré la production
- États-Unis : impact des marchés internationaux
Conclusion :
- Le prix dépend du marché global
Risque de nouvelles hausses
Scénarios :
- Tensions persistantes → nouvelles augmentations
- Désescalade → stabilisation progressive
Synthèse
La Côte d’Ivoire fait face à un choc externe majeur qui met en tension son modèle économique.
Conclusion :
L’équilibre entre stabilité sociale et contraintes économiques dépend désormais fortement de l’évolution du contexte international.
Abidjan, 4 mai 2026.
Mohamed Koné – AbidjanPress
Une gestion maîtrisée mais contrainte, efficace à court terme pour préserver la stabilité sociale, mais qui souligne l’urgence d’une stratégie énergétique plus autonome et intégrée.
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Résilience économique




