Devant les dĂ©putĂ©s de la Commission des Affaires Economiques et FinanciĂšres (CAEF) de lâAssemblĂ©e nationale, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a prĂ©sentĂ© le document de programmation budgĂ©taire et Ă©conomique pluriannuelle (DPBEF) 2026-2028. Ce, dans le cadre du dĂ©bat dâorientation budgĂ©taire, sans vote.
Ainsi, la prĂ©sentation du ministre Adama Coulibaly a Ă©tĂ© effectuĂ©e autour de quatre (4) points. A savoir, les Ă©tapes de la prĂ©paration du budget 2026, les Ă©volutions Ă©conomiques et financiĂšres 2022-2028, la programmation budgĂ©taire pour la pĂ©riode triennale 2026-2028 et les mesures d’amĂ©lioration de la gestion des finances publiques.
Ladite prĂ©sentation a mis en relief les performances Ă©conomiques et financiĂšres de la CĂŽte d’Ivoire pour les trois prochaines annĂ©es.
A ce titre, elle a fait ressortir que de 2026 Ă 2028, le taux de croissance du PIB est projetĂ© Ă 6,6%, 6% et 6,4% pour les trois annĂ©es respectives. « L’activitĂ© Ă©conomique nationale enregistre des performances satisfaisantes, malgrĂ© les perturbations Ă©conomiques mondiales. Cette dynamique est en lien avec la poursuite des investissements dans les secteurs moteurs, la mise en Ćuvre du PND 2021-2025 et la rĂ©silience face aux chocs exogĂšnes et aux dĂ©fis sĂ©curitaires. (âŠ) La croissance sera soutenue par le renforcement de la gouvernance et des institutions, le maintien de la stabilitĂ© macro-Ă©conomique, la diversification et la transformation structurelle de notre Ă©conomie ainsi que l’accĂ©lĂ©ration des rĂ©formes sectorielles », a expliquĂ© lâĂ©missaire du gouvernement.
Poursuivant, le ministre des Finances et du Budget a indiquĂ© que l’inflation a une tendance baissiĂšre en passant de 2,8% en 2026 (en dessous de la norme communautaire), 2,5% en 2027 et 2,2% en 2028. « Au niveau du dĂ©ficit budgĂ©taire, les projections donnent -3% en 2025 qui est la norme au niveau de l’UEMOA). Un niveau qui devrait se maintenir sur la pĂ©riode programmatique 2026-2028. Cela est Ă saluer car aucun pays dans l’espace UEMOA n’a pu atteindre en ce moment ce niveau de dĂ©ficit, avec les resserrements que nous avons connus entre 2023 et 2024. Nous sommes passĂ©s de 1 point de PIB, c’est extrĂȘmement important en termes de pourcentage », sâest-il fĂ©licitĂ©.
Il a Ă©galement rappelĂ© quâau niveau du ratio masse salariale/recettes fiscales, la CĂŽte d’Ivoire a atteint en 2023 la norme de 35% de l’UEMOA pour se situer Ă 29% en 2025 avant de continuer Ă baisser sur la pĂ©riode programmatique et se fixer Ă 25,8% en 2028. Rebondissant ensuite sur la pression fiscale, le ministre Adama Coulibaly a notĂ© quâelle progresse en passant de 15% en 2025 pour se situer Ă 17% en 2028, avec une norme au niveau de l’UEMOA de 20%. A ce niveau Ă©galement, a-t-il fait remarquer, aucun pays au sein de l’espace sous-rĂ©gionale n’a atteint ce pourcentage de pression fiscale. « Pour ce qui est du taux d’endettement, il va commencer Ă baisser en 2025 pour atteindre 50% en 2028, Ă©tant entendu que la norme au niveau de l’UEMOA est de 70% », a-t-il ajoutĂ©.
En ce qui concerne la politique budgĂ©taire (programmation budgĂ©taire) de l’Etat sur la pĂ©riode 2026-2028, lâĂ©missaire du gouvernement a prĂ©cisĂ© quâelle consistera Ă poursuivre l’amĂ©lioration de la capacitĂ© de mobilisation des recettes intĂ©rieures, Ă consolider la rationalisation des dĂ©penses publiques et renforcer les dĂ©penses d’investissements structurants et de lutte contre la pauvretĂ© ainsi que les actions en faveur de la promotion du genre et la rĂ©silience aux changements climatiques. « Nous avons un budget qui est en constante progression. (âŠ) Pour 2026, le budget qui est prĂ©vu est de 17 321 milliards pour atteindre en 2028, 20 218 milliards, montrant le potentiel du pays », a-t-il soulignĂ©.
Relativement aux mesures d’amĂ©lioration de la gestion des finances publiques, le ministre Adama Coulibaly a Ă©voquĂ© notamment le renforcement de la politique fiscale et la poursuite de la stratĂ©gie sur la maitrise de la masse salariale.
SERCOM MFB





