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Les défis des infrastructures intelligentes pour le développement local et régional au menu des Rencontres Africa

Mardi 3 octobre 2017- Les villes africaines connaissent une forte progression démographique qui fait de l’insuffisance des infrastructures urbaines, des logements et des services sociaux l’un des défis majeurs à relever pour un développement local.

Cette évolution pose, inévitablement, la problématique des inégalités entre les pôles urbains et les zones rurales. La 2è édition des Rencontres Africa a servi de plateforme d’échanges d’expérience pour esquisser, lundi soir,  des pistes de solution à travers la plénière consacrée à ‘’quelles infrastructures intelligentes et durables au service du développement local et régional ?’’.

Ibrahima Koné, président de l’Association ivoirienne des transports intelligents (AITI), a dégagé trois axes qui selon lui, peuvent  contribuer à faire des infrastructures intelligentes le socle du développement local.

‘’Le premier axe est de savoir comment optimiser l’espace, la voirie pour rentabiliser l’extension du réseau routier et la création des nouvelles routes’’ a-t-il émis afin ‘’d’améliorer la mobilité des populations vers ces infrastructures’’.

Deuxièmement, selon M. Koné, il faut se projeter dans le futur en concevant des infrastructures de demain qui doivent intégrer les futurs pôles dès leur ‘’conception’’. Par exemple, a-t-il cité, concernant le transport, il faut ‘’appliquer un système de gestion intégré de l’ensemble des activités de transport à travers une plate-forme technologique’’.

Ce qui, a poursuivi Ibrahim Koné, par ailleurs, Directeur général de Quipux Afrique, ‘’passe par un modèle économique associé pour le financement des infrastructures innovantes avec le secteur privé’’.

Prenant le cas de la Côte d’Ivoire, M. Koné a salué le développement ‘’des transports lagunaires à Abidjan’’ où trois sociétés exploitent ce secteur. ‘’Cette solution permet d’améliorer la qualité de vie des populations’’, a-t-il indiqué, soulignant qu’il ‘’n’y a pas de pôle industriel autour duquel se développe une ville’’.

C’est cette approche qu’a initiée le Sénégal à Diamniadio, une ville située à 30 km du centre-ville de la capitale Sénégalaise.

Selon Abdou Karim Fofana, Directeur général du Patrimoine bâti de l’Etat, ‘’il s’agit de réaliser sur un site de 2500 ha une plateforme permettant d’accueillir de nouvelles activités industrielles et commerciales, de délocaliser des activités administratives, industrielles et commerciales existantes et de mettre en place un cadre propice à la réalisation d’équipements marchands en partenariat avec le secteur privé’’.

A terme, de ce projet futuriste, ‘’les dessertes routières entre le site et les principaux pôles économiques du pays (Dakar,  Dioubel, Kaolack…) devraient être améliorées de manière significative’’, a expliqué M. Fofana.

Ce futur pôle urbain qui va décongestionner la ville de Dakar, a-t-il souligné, un ‘’pan du Plan Sénégal émergent (PSE) est un bond vers la rationalisation de l’aménagement du territoire’’. Un projet pour lequel le partenariat public-privé a été mis à contribution.

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