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CPI: « Les généraux Kassaraté et Brédou n’ont pas joué franc-jeu pendant la crise postélectorale ivoirienne » ( Philippe Mangou)

Lundi 25 septembre 2017- L’ex-commandant  supérieur de la gendarmerie ivoirienne et l’ex-directeur général  de la police nationale de Côte d’Ivoire, les généraux Kassaraté Tiapé et Brédou M’Bia,  n’ont pas « joué franc jeu» pendant la crise postélectorale ivoirienne,  a affirmé lundi, à la barre de la Cour pénale internationale ( CPI),  l’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne,  Philippe Mangou,  qui comparaît en qualité de témoin à charge dans le procès conjoint de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo et son ex-ministre, Charles Blé Goudé.
« Sur un effectif  d’environ 15 mille gendarmes,  le général Kassaraté me donnait un effectif disponible de 500 personnes. Sur un effectif de près de 20 mille policiers,  le général Brédou me donnait un effectif de 1250 personnes », a révélé M. Mangou expliquant avoir eu à cette époque « des frictions » avec les deux généraux sus-cités parce qu’ayant besoin d’effectifs pour «travailler sur le terrain».
« Il faut reconnaître qu’ils n’ont pas joué franc jeu avec nous. Non pas parce qu’ils étaient avec l’autre camp,  a poursuivi le général Mangou,  mais parce qu’ils « surfaient sur un fil à la recherche d’une terre ferme pour poser les pieds». Poursuivant les révélations sur ses rapports et ceux de l’ex-président ivoirien avec les chefs militaires de l’époque, M. Mangou, a tancé l’ancien commandant militaire du palais présidentiel ivoirien,  par ailleurs, ancien commandant de la garde républicaine.
« Le général Dogbo Blé s’est vu pousser des ailes quand il a été nommé commandant militaire du palais et commandant de la garde républicaine. Il ne respectait plus personne», a-t-il soutenu expliquant que ce dernier « a fait arrêter le général Abdoulaye Coulibaly parce que ce celui-ci sortait de l’hôtel du Golf- Ex-QG du candidat Ouattara- et lui a fait prendre ses téléphones portables. C’était une aberration ». Philippe Mangou a,  toutefois estimé que « je ne crois pas que ce comportement qu’avait M. Dogbo était dicté par le président Gbagbo».
Hormis ces officiers supérieurs de l’armée ivoirienne,  M. Mangou, qui est également l’actuel ambassadeur de la côte d’Ivoire au Gabon,  a fait la lumière sur la nature de ses rapports avec des figures de proue de l’ex-régime,  dont l’ancien président lui-même, son épouse Simone Gbagbo et son ex-ministre Charles Blé Goudé.
Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse sont poursuivis pour quatre chefs de crime contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011. Le procès conjoint des deux hommes s’est ouvert à la CPI en janvier 2016. Depuis lors la parole est à l’accusation qui a fait comparaître plusieurs témoins dont des hauts gradés de l’armée ivoirienne.
L.Barro
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