Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a décidé d’écarter seize de ses membres de son premier congrès ordinaire prévu les 14 et 15 mai 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan.
Selon une note officielle du parti, ces responsables ne sont pas autorisés à participer au congrès dans l’attente de l’issue de procédures disciplinaires engagées contre eux pour « désobéissance ».
Parmi les personnalités concernées figure Ahoua Don Mello, ancien vice-président exécutif du parti et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Son maintien dans la course présidentielle avait créé une rupture ouverte avec la ligne officielle du PPA-CI, qui appelait alors au boycott ou à l’abstention en raison de l’inéligibilité de Laurent Gbagbo.
Le parti reproche également aux cadres visés d’avoir agi contre les résolutions du Comité central et de la Convention du PPA-CI lors de la présidentielle de 2025 ainsi que des élections législatives de décembre 2025.
Cette décision intervient à la veille d’un congrès considéré comme stratégique pour le mouvement fondé par Laurent Gbagbo.
Au-delà du renouvellement des instances dirigeantes, cette rencontre doit permettre au parti de consolider son organisation interne, de remobiliser sa base militante et de tenter de refermer les fractures apparues ces derniers mois.
Toutefois, l’exclusion temporaire de plusieurs figures influentes met également en lumière les tensions persistantes autour de la stratégie électorale, de la gestion du leadership et des orientations futures du parti.
Cette séquence illustre les difficultés rencontrées par plusieurs formations politiques africaines confrontées à des recompositions internes après des épisodes de boycott électoral ou de divergences stratégiques.
Le congrès des 14 et 15 mai pourrait ainsi constituer une étape importante dans la restructuration du PPA-CI et dans la redéfinition de sa place sur l’échiquier politique ivoirien.
ABIDJAN, 14 mai 2026
Mohamed Koné – AbidjanPress








